À l'
occasion des premiers grands départs en vacances, de nombreux
jeunes conducteurs s'apprêtent à prendre le volant, parfois pour la première fois sur de longs trajets. Manque d'expérience, prise de risques, téléphone au volant, fatigue…
Les
conducteurs âgés de 18 à 24 ans sont particulièrement vulnérables sur la route.
Cette réalité nourrit l'inquiétude, et souvent le sentiment d'impuissance, de nombreux parents.
Une enquête menée par OpinionWay pour Direct
Assurance révèle l'ampleur de l'angoisse des parents et met en lumière une attente forte : des solutions concrètes pour encourager une conduite plus prudente.
Un risque d'accident qui hante le quotidien des parentsLa période estivale concentre 28% des accidents de la route (Source : ONISR octobre 2025), et ces derniers touchent en priorité les 18-24 ans, dont le taux de mortalité au volants est deux fois plus élevé que celui de la moyenne nationale (ONISR mai 2026).
Résultat : l'immense majorité des parents le confie, voir leur enfant au volant les inquiète profondément. 79 % des parents craignent qu'il meure dans un accident de la route, et près d'un sur deux éprouve régulièrement cette peur.
Plus largement, 87 % des parents redoutent qu'il soit victime d'un accident grave et 86 % s'angoissent à l'idée qu'il en provoque un.
Les plus inquiets ? Les parents de moins de 50 ans, et les mères : 74% d'entre elles pensent régulièrement à l'une de ces éventualités, contre 61% des pères.
Cette peur envahit le quotidien des parents. 65% des parents ont déjà passé une nuit blanche lorsqu'ils savaient que leur enfant avait pris le volant pour se rendre à une soirée, et 49% ont vérifié compulsivement leur téléphone dans l'attente de nouvelles.
Téléphone, fatigue, alcool : les risques que les parents voient ou redoutentCette angoisse repose sur une quasi-certitude : 82 % des parents estiment que leur enfant adopte au moins un comportement dangereux au volant. Selon eux, il téléphone au volant (59 %), consulte ses messages (51 %), ou encore conduit en état de fatigue intense (64 %). Alcool (23 %) et drogues (10 %) complètent ce tableau alarmant. Pour les parents, les comportements les plus dangereux concernent le téléphone et les réseaux sociaux, qu'ils placent au même niveau de dangerosité (25%) que la drogue ou l'alcool.
Cette inquiétude se nourrit également d'un certain manque de confiance : 47% des parents sont ainsi convaincus que leur enfant a déjà adopté un comportement dangereux sans le lui avouer, et seuls 32% pensent que leur enfant les informerait.
Des parents en attente de solutions concrètesFace à cette inquiétude, les parents plébiscitent des dispositifs concrets, capables d'agir directement sur les comportements. Ainsi, 72 % aimeraient pouvoir bloquer certaines fonctionnalités du téléphone durant la conduite. 66 % approuveraient l'instauration d'une formation complémentaire obligatoire pour les jeunes conducteurs, incluant des témoignages de jeunes victimes d'accidents.
Parmi toutes les
options évoquées, celle qui recueille le plus de suffrages est la mise en place d'un dispositif qui récompense la conduite prudente : 79 % des parents jugent cette solution utile.
Source : Etude OpinionWay pour Direct Assurance
Méthodologie :
L'étude a été réalisée par OpinionWay pour Direct Assurance, auprès d'un échantillon de 1 028 parents ayant un ou plusieurs enfants âgés de 18 à 24 ans et détenteurs du permis de conduire. Cet échantillon est issu d'un échantillon de 4 993 personnes, représentatif de la population française âgée de 40 à 80 ans, constitué selon la méthode des quotas. Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview) du 21 mai au 3 juin 2026.
Photo femme-etre-assis-voiture-chauffeur-9972192 de Boris Ivas sur Pexels