Le Conseil constitutionnel a censuré, le 21 mai 2026, la loi de « simplification de la vie économique »,
annulant de fait la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE) pourtant votée par les députés et les sénateurs.
Pour l'association « 40 millions d'automobilistes », qui alerte sur les conséquences sociales des Zones à Faibles Émissions (ZFE) depuis plus de dix ans, cette décision constitue un retour en arrière et un mépris assumé de la volonté démocratique exprimée par les représentants des Français.
Une décision constitutionnelle contre la volonté du Parlement et des FrançaisAlors qu'une majorité de parlementaires s'était prononcée pour la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE), actant le caractère injuste et profondément déconnecté des réalités économiques des Français du dispositif, la décision du Conseil constitutionnel remet de fait en vigueur les restrictions et interdictions de circulation qui pénalisent des millions d'automobilistes.
Derrière les Zones à Faibles Émissions (ZFE) présentées comme écologique se cache une profonde fracture territoriale et sociale.
La réalité est simple : des millions de Français vivent en périphérie ou en zone rurale, n'ont pas accès à des transports en commun efficaces et dépendent quotidiennement de leur véhicule pour travailler, se soigner, accompagner leurs enfants ou vivre normalement.
Des « Zones à Forte Exclusion »Pour l'association « 40 millions d'automobilistes », le retour des Zones à Faibles Émissions (ZFE) constitue une décision brutale qui ignore les difficultés économiques des Français.
« Le rétablissement des ZFE est une faute politique majeure. Alors que les représentants du peuple avaient voté leur suppression, cette décision revient à imposer aux Français une mesure rejetée démocratiquement. Les ZFE créent une véritable ségrégation sociale entre ceux qui ont les moyens de changer de véhicule et les autres. On exclut des citoyens de certaines villes simplement parce qu'ils sont trop pauvres pour acheter une voiture plus récente. », s'exprime Pierre Chasseray, Délégué Général de « 40 millions d'automobilistes ».
L'association « 40 millions d'automobilistes » rappelle que des millions d'automobilistes sont concernés par ces restrictions et ces interdictions de circulation.
Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) incarnent une écologie punitivePour l'association « 40 millions d'automobilistes », les Zones à Faibles Émissions (ZFE) incarnent une politique technocratique imposée sans prise en compte des réalités économiques vécues par les Français.
« Nous assistons aujourd'hui à une négation totale de la réalité sociale du pays. Maintenir les ZFE malgré l'opposition massive des automobilistes et malgré le vote du Parlement est incompréhensible. Une démocratie ne peut pas durablement fonctionner contre son peuple. Les Français ne doivent pas devenir des citoyens de seconde zone parce qu'ils roulent avec un véhicule ancien qu'ils n'ont pas les moyens de remplacer. » déclare Philippe Nozière, Président de l'association « 40 millions d'automobilistes ».
Source: association « 40 millions d'automobilistes »