L'
achat d'une voiture demande un minimum de préparation, qu'il s'agisse d'un modèle électrique,
hybride ou thermique (essence ou diesel).
Pour l'
achat d'une voiture électrique, quelques réflexions supplémentaires s'imposent.
De quelle autonomie ai-je réellement besoin ? À quoi faut-il faire attention lors de l'installation d'une Wallbox ? Ci-dessous les points essentiels.
Lorsque la
voiture thermique (essence ou diesel) arrive en fin de vie, de nombreux automobilistes se retrouvent face à la décision de passer à l'électrique.
Ce n'est souvent qu'à ce moment-là que l'on s'intéresse aux détails pratiques du quotidien en
voiture électrique.
1. Évaluer de manière réaliste le besoin en autonomieIl est important d'estimer correctement son besoin réel d'autonomie. Quelques règles simples peuvent aider.
Au quotidien, il est confortable de disposer d'une autonomie suffisante pour deux à quatre jours.
Pour les longs trajets, un bon compromis entre autonomie, efficience énergétique et puissance de recharge sur borne rapide (par exemple plus de 150 kW) est plus important que la seule capacité de la batterie.
Pour les voyages de vacances en hiver, l'autonomie normalisée (WLTP) devrait correspondre environ au double de la distance jusqu'à la première pause, qui intervient souvent après environ deux heures de route.
Pour les
véhicules électriques d'
occasion, il convient de prendre en compte la valeur figurant sur le certificat de batterie (SOSH). A titre d'exemple, une voiture électrique d'occasion de cinq ans affichant un SOSH 90 % dispose encore de 90% de l'autonomie initiale WLTP (une voiture électrique affichant une autonomie WLTP de
500 kilomètres lorsqu'elle est neuve pourrait encore disposer d'environ 450 kilomètres d'autonomie après cinq ans).
2. Clarifier les possibilités de recharge avant l'achatLa recharge à domicile est la solution la plus confortable et la plus économique. Pour les propriétaires de maisons individuelles, l'installation d'une prise renforcée de 3,7 kWh ou d'une borne de recharge de 7,4 ou 11 kWh est simple. C'est nettement plus compliqué pour les locataires et les copropriétaires : les locataires doivent obtenir l'
accord du bailleur et les copropriétaires doivent obtenir l'accord de l'assemblée des copropriétaires. Une alternative consiste à identifier autour de chez soi les possibilités de recharge lentes et rapides. Par exemple dans le centre commercial où l'on a l'habitude de faire ses achats, ou sur un parking public à proximité de son habitation. Dans ce cas, qui n'est pas le plus économique, le budget doit être calculé en fonction du
coût de la recharge proposé par kWh.
3. Ne pas oublier une application ou une carte pour les déplacementsPour la recharge quotidienne aux bornes publiques, il convient d'utiliser une application de recharge. Les
prix de recharge sont fixés par l'exploitant de la borne et peuvent varier d'un point de recharge à l'autre. Les écarts de prix sont plus importants que pour l'essence. Planifier un arrêt de recharge à l'avance est généralement préférable à devoir s'arrêter par nécessité. La plupart des
conducteurs de
voitures électriques rechargent au quotidien aux mêmes points.
4. Tenir compte des particularités des voitures électriquesEn raison de la batterie, les voitures électriques présentent une répartition du poids différente (environ 50/50) de celle des véhicules thermiques (60/40). En hiver, sur des routes normales (y compris en région de montagne), la transmission intégrale est moins souvent nécessaire. Une propulsion arrière équipée de bons pneus est suffisante dans la grande majorité des situations hivernales.
La motorisation électrique facilite la conduite avec remorque, notamment lors de manœuvres comme les démarrages en côte. En revanche, la recharge publique avec remorque peut s'avérer complexe, car de nombreuses bornes rapides ne disposent pas d'
espace suffisant, obligeant à dételer la remorque. La
consommation d'énergie avec remorque est environ deux fois plus élevée que sans. Il faut donc prévoir environ deux fois plus d'arrêts de recharge.
5. Une voiture électrique d'occasion est aussi une optionLe marché de la voiture « électrique d'occasion propose des offres à des prix attractifs. La valeur de revente des voitures électriques évolue de manière similaire à celle des véhicules conventionnels : la dépréciation est la plus marquée durant les quatre premières années, puis ralentit.
6. S'informer sur les garanties et les prestations inclusesUn
véhicule électrique dispose généralement de deux garanties : la garantie sur le véhicule (au minimum deux ans) et la garantie sur la batterie (souvent huit ans ou 160 000 km). Il est recommandé de s'informer précisément sur les durées de garantie ainsi que sur les prestations et composants inclus selon la marque, car les différences peuvent représenter plusieurs milliers de d'euros sur la durée de vie du véhicule électrique. Certaines garanties couvrent l'ensemble du système de propulsion, d'autres uniquement la batterie.
Les intervalles d'entretien prescrits et les coûts de la maintenance peuvent aussi varier considérablement. Bien que les voitures électriques soient généralement moins coûteuses à entretenir, des intervalles plus fréquents ou des remplacements de liquides imposés peuvent générer des coûts importants s'ils ne sont pas couverts par la garantie.
7. Comparer différents modèlesLe choix de marques et de modèles électriques est presque aussi vaste que celui des véhicules thermiques ou hybrides. Et quel budget est réellement disponible ? Le coût d'acquisition ne représente qu'environ 40% du coût total, les 60% restants correspondant aux frais d'exploitation. Comme pour tout véhicule, plusieurs
options existent : achat, crédit, leasing ou location.
La
recherche automobile permet de filtrer de nombreux critères et de comparer directement différentes marques et modèles (thermiques, électriques et hybrides), notamment la capacité de la batterie, l'autonomie, la charge remorquable, le coût au kilomètre ou encore les
émissions de CO2 sur l'ensemble du cycle de vie.
Volkswagen ID.3 Neo : le modèle qui arrête les discussionsParmi les
compactes électriques qui illustrent le mieux l'équilibre entre coût d'acquisition et dépenses d'exploitation, la
Volkswagen ID.3 Neo revient régulièrement dans les
comparatifs, et ce n'est pas un hasard. Restylée et repositionnée sur le plan tarifaire, elle ne cherche pas à épater. Pas de promesse de 600 km d'autonomie, pas de design extraterrestre. Juste une
compacte avec 430 km WLTP sur la version Grande Autonomie et une capacité de charge rapide jusqu'à 170 kW. De quoi récupérer l'essentiel, le temps d'un arrêt recharge sur une aire d'autoroute. Et si vous roulez essentiellement en ville, notez que la version 59 kWh peut largement suffire. 390 km WLTP, un gabarit maniable et un rayon de braquage qui fait presque regretter de ne pas habiter dans un dédale de ruelles médiévales.
Volkswagen a aussi eu la sagesse de retravailler l'habitacle de ce véhicule. Les premiers ID.3 avaient des menus tactiles que les conducteurs mettaient des semaines à apprivoiser. Les boutons physiques sont revenus. Ce changement est discret, mais particulièrement apprécié. De son côté, la banquette arrière a légèrement gagné en garde au toit lors du restylage. Rien de spectaculaire, mais suffisant pour que les passagers arrière arrêtent de
voyager le menton rentré dans la poitrine.
Vivre avec la Volkswagen ID.3 Neo, semaine après semaineLa vraie transformation n'est pas mécanique, elle est mentale. Après quelques semaines, brancher sa voiture le soir devient aussi automatique que poser son téléphone sur le chargeur. Le matin, il est plein. Sans détour, sans file d'attente, sans le regard vide qu'on adopte tous devant les chiffres qui défilent sur la pompe à essence. Et sans les 1 800 euros de vidanges, de filtres et de petites surprises mécaniques que le thermique glisse chaque année dans le
budget automobile sans prévenir.
Il est vrai que l'électrique force à mieux organiser les longs trajets. Non pas parce que la voiture est insuffisante, mais parce qu'on planifie une pause là où, avant, on s'arrêtait de toute façon (sans s'en rendre compte). La différence est qu'on repart avec 80 % de batterie au lieu d'un café avalé trop vite et un ticket de péage froissé dans la poche. Sur la
Volkswagen ID.3 Neo, la fonction de préconditionnement de la batterie gère ceci automatiquement avant d'arriver sur borne rapide. La batterie arrive à température optimale, la charge est plus rapide et on évite la scène gênante de la voiture qui plafonne à 40 kW sous les yeux du voisin de borne.
Reste la question du prix. La Volkswagen ID.3 Neo repositionne la gamme vers le bas, sans jamais sacrifier ce qui compte. Et si vous hésitez encore entre achat, LOA et leasing, sachez que le fait de s'engager sur 36 mois plutôt que sur un crédit long a souvent plus de sens qu'il n'y paraît, dans un segment qui évolue aussi vite technologiquement.
Source : Touring Club Suisse